Les 142 intellectuels signataires de la pétition se sont trompés d’interlocuteur, selon l'ancien juge Ibrahima Dème

Ibrahima Hamidou Deme

 

"Les intellectuels proches du pouvoir leur ont porté la réplique

L'ancien juge Ibrahima Hamidou Dème s'est prononcé sur la polémique entre le pouvoir et les 142 universitaires signataires de la pétition sur la démocratie, la demande de la libération de Ousmane Sonko et l’annulation de la dissolution de son parti.

"Vous me donnez l’occasion de préciser ma réflexion. Sur le principe, on salue l’acte posé par ces intellectuels. Ils doivent intervenir surtout quand la démocratie est en crise. Ils l’ont fait. Les intellectuels proches du pouvoir leur ont porté la réplique. Mais ce qui me gêne, c’est que leur interlocuteur ne devait pas être le président de la République", a soutenu l'ancien juge dans entretien le juge Dème dans un entretien ce vendredi sur Itv.

Par ailleurs, président du parti politique Ensemble pour le Travail, l’Intégrité et la Citoyenneté (Etic), Ibrahima Dème estime que : " concrètement, s’il plaide en la faveur d’une personne, et que le Président donne des instructions pour la libération de ce détenu, cela peut conduire à l’immixtion du Président dans le fonctionnement de la Justice. Ce qu’il faut éviter ‘d’ériger en règles."