"Macky Sall n’a pas renoncé par plaisir ou par honneur" (Cheikh Bamba Dièye)

Cheikh Bamba Dièye

 

"Il a capitulé sous l’effet d’une force dissuasive

Grand bravo au peuple sénégalais. Une grande victoire d’étape dans la longue marche vers la libération du Sénégal des mains de l’élite compradore qui le pille et l’étrangle depuis trop longtemps. Macky Sall n’a pas renoncé par plaisir ou par honneur. Il a été forcé à le faire.

La détermination du peuple sénégalais, sous la direction des forces politiques et citoyennes, les actions explicites ou implicites de nombreux autres segments de la société, renforcées par la pression internationale l’ont contraint à céder. Il a capitulé sous l’effet d’une force dissuasive construite avec intelligence et méthode et placée bien en amont pour le mettre en déroute s’il venait à forcer le passage. Il a compris. Bien malgré lui, certes. Mais c’est déjà ça en attendant la suite.

En dépit de ses menaces à peine voilées et des contorsions langagières qu’il a utilisées pour donner l’impression qu’il contrôle parfaitement la situation, il est apparu comme un homme dépassé par les événements et qui sait parfaitement qu’il n’a plus les cartes en main. Ni dans sa coalition ni dans le pays. C’est un homme du passé. Je retiens qu’il n’a pas été capable de reconnaître et d’assumer ses responsabilités dans les drames politiques et sociaux que nous vivons.

La chienlit qui s’est installée dans le pays est le résultat direct de ses choix et actions depuis 2012. Si le Sénégal est aujourd’hui dans cette situation de risque et de vulnérabilité qui le caractérise, c’est par sa faute. Il m’a donné l’image de ce père de famille qui a mal agi toute sa vie durant, n’en faisant qu’à sa tête et selon son bon plaisir. N’ayant pas préparé et éduqué sa famille dans la vertu et les valeurs morales, fit venir celle-ci en face de lui au soir de sa vie, pour tenter de rattraper le temps perdu.

Personne ne pouvait l’écouter car il a dilapidé l’héritage qui leur avait promis. Il n’avait préparé personne pour le remplacer. Il ne lui reste plus qu’une chose. Partir dignement après avoir organisé une élection sincère, transparente et inclusive.

 

Docteur Cheikh Bamba Dièye

 

Président FSD/BJ