"C'est le maire Barthélémy Dias qui a été agressé dans sa mairie" (Bassirou Samb)

Bassirou Samb

 

"Le président Macky Sall a l'opportunité de sortir par la grande porte en arrêtant de manipuler et d'instrumentaliser la justice

La 9eme adjoint au maire de la ville de Dakar, Bassirou Samb s'est prononcé sur la décision du tribunal de la cour d'appel de Dakar dans l'affaire Barthélémy Dias actuel maire de Dakar et Ndiaga Diouf. Condamné à 2 ans de prison dont 6 mois ferme, le responsable des jeunesse de Taxawu Dakar estime que "dans une République normal la justice devait être à la recherche des commanditaires de l'attaque de la mairie de Mermoz Sacré-Cœur. Mais on s'est rendu compte avec le régime de Macky Sall on utilise la justice comme un épée Damoclès pour casser et traquer des adversaires. Dix ans après, nous sommes là devant le palais de justice pour ne pas dire le palais de l'injustice. Aujourd'hui, La justice sénégalaise vient de confirmer la première peine prononcée à la première instance. La maire Barthélémy Dias avait déjà purgé cette peine et lui-même qui avait interjeté appel parce qu'il se considère victime d'une justice marginalisée, utilisée".

Venu assisté le procès au tribunal, Bassirou Samb a profité de l'occasion dit-il pour lancer un message au président Macky Sall. " Il a l'opportunité de sortir par la grande porte en arrêtant de manipuler et d'instrumentaliser la justice".

Il ajoute : "les sénégalais ont le droit de faire des choix. Il faudrait arrêté l'instrumentalisation de la justice, et là redonner son lustre dentant et permettre à chaque homme politique de pouvoir faire son choix librement sans être inquiété".

Répondant à la question s'il est soulagé de la décision du juge, Bassirou soutient le contraire. "On ne peut pas être soulagé face à une injustice parce que nous considérons que nous sommes toujours victime d'une injustice. C'est le maire Barthélémy Dias qui a été agressé dans sa mairie. Imaginé s'il aurait été tué ou un membre de sa sécurité ou la mairie qui a été tué quel serait la réaction de ceux qui le poursuivent. On donne l'opportunité aujourd'hui à chaque agresseur d'aller trouver un député à l'Assemblée nationale, un maire dans sa municipalité, un fonctionnaire dans son lieu de travail et même le président de la République au palais".

Pour conclure le jeune socialiste et membre de la coalition Yewwi Askan Wi demande à ce qu'on protège les institutions et les hommes. "Il faut protéger nos institutions en protégeant ceux qui les incarnent", dit-il.