Le député Abdoulaye Diagne invite l’Etat à sanctionner les fauteurs de troubles

Abdoulaye Diagne

 

" Voilà le vrai débat que nous devons poser

Le député membre de la coalition Benno Bokk Yakkar, Abdoulaye Diagne condamne avec la plus grande véhémence les attaques en règle de la part de l’Assemblée nationale française, notamment des Bouches- du Rhône, Manuel Bompard, Handrick Davi et Sébastien Delogu, de la gauche insoumise. Selon lui, l’Etat doit identifier et sanctionner les fauteurs de troubles.

Texte in Extenso

Madame le Ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, Permettez-moi de faire une petite digression. En effet, depuis quelque temps, notre pays ou l’Etat du Sénégal, à travers l’institution qu’il incarne, fait l’objet d’attaques en règle de la part de l’Assemblée nationale française, notamment des Bouches- du Rhône, Manuel Bompard, Handrick Davi et Sébastien Delogu, de la gauche insoumise.

Du haut de cette tribune, nous condamnons avec la plus grande véhémence cette attitude de parti pris inouï et caractérisée par :

- une démarche empreinte d’arrogance, de suffisance et de domination, reflet fidèle d’un esprit néo- colonial;

- une posture inquisitoriale et dictatoriale sur la situation d’un État libre et indépendant depuis 1960; - un jugement erroné et irrespectueux à l’endroit d’un pays souverain, contre ses institutions et son fonctionnement, dépassant les limites de la tenue et de la retenue, entachant les vertus de la "liberté, fraternité et égalité"

- une amnésie sélective sur les appels à l’insurrection, les destructions massives de biens planifiées, les défis répétés aux institutions, les actes et actions qui ont frappé le Sénégal pour qu’il succombe;

Non, ce sénégal, terre de refus, de courage et de dignité, pays de démocratie, de liberté, et de respect des droits de l’homme, d’Etat de droit, reste debout face aux forces du mal, aux objecteurs de conscience, aux parrains coloniaux, aux extrémistes de la pensée et de l’action d’ici et d’ailleurs, dans leur complicité tumultueuse et aventureuse.

Nous tenions Madame le Ministre à vous faire part de notre indignation et de la posture que nous souhaitons faire adopter par tous les sénégalais face à ces fossoyeurs de la liberté

Madame le Ministre,

Est-ce que nous devons passer tout notre temps à parler de procès de procès ? Ma réponse est non.

Nous devons plutôt travailler à identifier et à condamner lourdement les personnes tapies dans l’ombre qui sont derrière le funeste projet de destruction des biens publics et privés appartenant au Sénégal et aux sénégalais.

Madame le Ministre,

Que deviendrait le Sénégal si nos banques, nos centrales électriques, nos universités, nos écoles, nos usines d’approvisionnement en eau, nos stations, notre TER, notre BRT, sont cassés et brûlés. Voilà le vrai débat que nous devons poser. C’est pourquoi il est plus urgent que nous prenions conscience de cette situation, mais surtout guette notre cher Sénégal dans ce contexte près-exploitation du pétrole et du gaz.

Abdoulaye Diagne 

Député