Bassirou Diomaye Faye se prononce sur le rétablissement du poste de Premier ministre

 Bassirou Diomaye Faye

 

"Le futur premier ministre buniu nara AM. Kuci xamul dara buci ADOU. Ndah nit mome lo xamul buci wax t lo momul BA kofa"

Un silence bruissant de mauvaises intentions de se pérenniser au pouvoir (2035), c’est ce que Macky avait apposé sur la suppression du post de premier ministre pendant sa campagne électorale de 2019. Pour une réforme aussi importante, il l’a caché pour la mettre en œuvre dès sa réélection. Sombre dessein. Il a voulu concentrer tous les pouvoirs entre ses mains. Être l’alpha et l’Omega. Mais, comme le disait le plus grand escroc politique de tous les temps, il peut peu. C’était donc prévisible qu’il craque avant d’atteindre la ligne d’arrivée. Et nous y voilà.

Le poste de premier ministre revient. Imposé par les parrains qui, en lisant la donne politique au Sénégal, n’entendent pas mettre tous leurs œufs…pardon leurs pantins dans le même panier. Lui, re-vient pour prendre le poste. Le futur premier ministre buniu nara AM. Kuci xamul dara buci ADOU. Ndah nit mome lo xamul buci wax t lo momul BA kofa. Peu avant les locales, il a été envoyé auprès des réseaux du pays qui nous pompe le fric depuis avant la colonisation. Sa mission? Trouver des espèces sonnantes et trébuchantes pour la campagne électorale de la coalition marron-moutarde … Il a, dans ce cadre, rencontré B…Le M… et Mme ex-FMI, notamment, en plus d’autres cercles fermés du MDES…

Il en est revenu les poches bien pleines évidemment en y laissant beaucoup de garanties. Car, les toubabs ne font jamais rien pour rien. Bolloré est là pour nous le rappeler outrageusement. Les dakarois seront surpris de la masse d’argent qui sera déversée dans cette campagne. Deukk bi amoul xaliss? Ok Xaarleine baniou commencer youli Seine seurithia. Vous verrez des UNES très flatteuses dans les deux années à venir. Il est le plan B de monsieur ni oui ni non (s’il ne réussissait pas son sombre dessein d’imposer une troisième candidature). Il est le plan A des lobbys… Mais, il est surtout le dauphin imposé par les toubabs que la douche froide, Alpha Condé, a fini de convaincre que parrainer une troisième candidature illégale, la confiscation des suffrages et s’empresser de féliciter un Président illégitime ne garantissent plus, dans la nouvelle Afrique, le maintien au pouvoir d’un pantin à leur solde.

Comme le dit le PROS, les africains « n’acceptent plus ces petits présidents comploteurs, toujours à la solde de quelqu’un mais jamais au service de leur peuple. ».

L’idée de base était de faire du gars (comme aime l’appeler l’autre bien introduit dans les couloirs du palais) un conquérant de Dakar et de le propulser à vitesse grand V dans la courte distance entre la mairie et le palais de la République. Mais, les sondages désastreux ont vite refroidit les ardeurs de ses maîtres. Le futur maire _ InchAllah _Barth a carrément obstrué son chemin en le laminant lui et les autres ouailles qui prétendent au poste _ sondage Pastef, août 2021. C’est alors qu’il a demandé le poste de PM pour alourdir son CV gouvernemental, comme on le disait de ce qui nous sert de Président aujourd’hui : il a été ceci, il a été cela avant d’être ça et puis ça encore nieng-nieng-nieng patati patata…

Mais les Sénégalais ne sont ni dupes, ni amnésiques. Le cauchemar qu’on vit au Sénégal depuis 2012 n’est pas encore fini et voilà qu’ils nous sortent un plan à deux balles finish, comme diraient les juristes: une nullité absolue. Malgré l’expérience qu’on avait prêtée au président Macky Sall, n’a même pas été en mesure de nous faire un programme opérationnel. Il abandonnera très vite son yoonu yokute et paiera cher pour qu’on lui concocte un PSE, qu’il sera obligé d’ajuster car s’étant trompé de pays et de priorités depuis le départ. Son seul plan clair était de mourir au pouvoir en régnant sans opposition liquidée avec froideur. Le peuple a dit stop. Je ne sais pas encore qui sera le Premier Ministre, mais je sais tout ça et beaucoup d’autres choses de lui. A suivre….

Analysant le communiqué du conseil des ministres du 24 novembre 2021, j’ai pu lire ce qui suit: « Le Président de la République a, par ailleurs, informé le Conseil de sa volonté d’initier une révision de la Constitution en vue de l’instauration du poste de Premier Ministre. Cette restauration (…) s’accompagne d’une nécessaire requalification des rapports entre l’exécutif et le législatif, notamment la réintroduction de la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée national et le POUVOIR DE DISSOLUTION DE CELLE-CI DÉVOLU AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. ». Ku wax feeñ, dit l’adage Wolof. Pourquoi nous faire, dans un communiqué de conseil des ministres, un cours de droit constitutionnel partiel et parcellaire sur le pouvoir de dissolution de l’assemblée nationale dévolu au Président de la République? Allons rekk Qu’Allah sauve le Sénégal et nous débarrasse, ci mumu gueuna seddei, ci Macky Sall. Amine.

Bassirou Diomaye Faye

Président des cadres du Pastef